En mauvaise libraire BD qui se respecte, je n'avais jamais lu Persepolis.
Forcément, il faut attendre les 20 ans de l'Asso pour que le bouquin -en facing toute la journée devant mon nez- me fasse de l'oeil et me donne envie de le lire (et pas mal de Joe Sacco aussi pour rester dans le ton).
J'avais lu le premier tome, il y a fort longtemps, au tout début de mon apprentissage autant libraire que bande-dessinée, et j'avais pas des masses accroché à la chose, je l'avais reposé sans envie de lire la suite. Et puis là, je sais pas en feuilletant un bouquin de David B., je me suis dit que le dessin ressemblait quand même vachement et qu'il faudrait peut-être que je me décide à le lire un jour.
Histoire de me coucher moins bête, tu vois.
Et donc quoi dire ?
Quoi dire à part : grosse claque. Je le trimballe depuis trois jours dans mon sac, je lis en cachette sous la caisse, dans le métro, en rentrant chez moi, en me levant le matin.
C'est un pavé et je l'ai enfin fini.
So, pour ceux qui n'auraient jamais entendu parler de ce bouquin, mais j'en doute quand même : Marjane est une petite fille iranienne qui vit dans la capitale (Téhéran donc) avec ses parents. On observe les évènements de 1979, la révolution islamique tout d'abord, et tout et tout avec son regard de petite fille puis d'ado, puis de jeune adulte en progressant dans l'histoire. Entre ses parents, sa vie en Autriche pour fuir la guerre, son retour au pays, ses amours, ses amis...
Quelques longueurs parfois, pas mal de rires, mais aussi quelques larmes aux yeux.
Mais ça vaut bien la dernière planche, la dernier chapitre même, qui s'appelle " La fin " et qui est juste... bouleversant.
J'ai refermé ce bouquin un peu sonnée.
Avec une envie encore plus grande qu'avant de mieux découvrir ce pays (ouais ouais, une de mes envies assez tenaces est d'aller en Iran et au Liban ^^)